El Hadj Ahmed Bey (1784 - 1848)El Hadj Ahmed Bey (1784 - 1848)
Il devint gouverneur du Beylik de l'Est en 1826, au temps du Dey Hussein. Grâce à sa ferme détermination et à son intelligence politique, il sut résoudre d’innombrables problèmes internes. Opposé à l’arrivée des forces coloniales françaises, il livra et remporta sa première bataille à Constantine, en 1836, contre les troupes commandées par le maréchal Clauzel. Dans un excès de confiance, les chefs militaires français de l’époque multipliaient les déclarations à l’image du général Monck d'Uzer qui affirma que la prise de Constantine serait une «promenade militaire de trois jours» ou du maréchal Clauzel qui avait invité toutes les hautes personnalités pour assister à son «entrée triomphale». En effet, le 21 novembre 1836, un corps de 8700 hommes arrive aux portes de Constantine. Ahmed Bey à la tête d’une partie de ses troupes se porta au-devant de l'ennemi, tandis que l’autre partie commandée par Ben Aïssa Fergani et Mohamed Ben Bedjaoui, prit en charge la défense de la ville. L'armée française comptait sans la détermination et le courage des Algériens menés par Ahmed Bey et entreprit deux assauts par le pont qui furent repoussés. Poursuivis par les Algériens, les soldats français battirent en retraite le 23 novembre abandonnant sur le terrain armes, bagages et blessés. La bataille avait effectivement duré trois jours. C’est en 1837 que l'état-major français décida de mener une seconde expédition. Celle-ci fut confiée au général de Damremont qui disposa de 20400 hommes, dont 16000 combattants, d'une artillerie importante commandée par le général Valée et d'un corps de génie comprenant des officiers d’élite. Le siège qui débuta le 5 octobre fut terrible, mais devant la supériorité en hommes et en matériel de l'armée française, les défenses de la ville commencèrent à fléchir. L'artillerie française causa des dégâts considérables dans les fortifications de Constantine et, le 13 octobre 1837, les troupes françaises entrèrent dans la ville par les brèches pratiquées dans les remparts. Mais il leur fallut prendre la ville quartier par quartier tant la détermination des Constantinois était grande. Malgré de lourdes pertes, l’ennemi finit par prendre la ville. Hadj Ahmed Bey n'abandonna pas pour autant la lutte. Il réussit à sortir de Constantine avec quelques cavaliers, et se dirigea vers les Aurès en passant par Biskra. Il ne cessa d’inciter les populations de la région à organiser la résistance pour repousser l'envahisseur. Mais, de plus en plus isolé et affaibli, il fut capturé en juin 1848. Il fut gardé en résidence surveillée à Alger jusqu’en 1850, date à laquelle il mourut. Sa résistance à la colonisation française aura duré près de vingt ans. Par Salamontréal
|
| - | http://www.salamontreal.com/indexx.php/2009/06/06/el-hadj-ahmed-bey-1784-1848.html | |
| «Salamontréal Radio» | - | http://www.salamontreal.com/indexx.php |