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Conférence : Le 1er novembre entre une mobilisation pour la rupture du rapport colonial et la problématique de la construction d'un État
Date: 25 Oct 2008 / Views: 1201 / Comments: 13
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CONFERENCE A L’OCCASION DU 1ER NOVEMBRE
Montréal, le 25 octobre 2008 – Afin de marquer le 54e anniversaire du déclenchement de la révolution algériennepour, Le Centre Culturel Algérien le plaisir de vous convier à la conférence dont le titre est « Le premier novembre entre une mobilisation pour la rupture du rapport colonial et la problématique de la construction d'un État » Après plus de 120 ans terribles d'une colonisation de peuplement qui a détruit les élites, la paysannerie, les villes et les rapports fonciers spécifiques de l'Algérie, le 1er novembre 1954 traduisait un potentiel de consensus profond chez les Algériens sur le fait qu'il était enfin possible de rompre le rapport colonial. Cette formidable solidarité offrait-elle pour autant les préalables à la construction d'un État national ? Nous savons, dans les sciences sociales, que l'État national exige une importante contribution intellectuelle (type siècle des lumières), que c'est un processus de très longue haleine, que c'est un modèle d'État parmi d'autres et qu'enfin, il est globalement une spécificité européenne. Était-il possible de bâtir l'État sur les bases de traditions institutionnelles millénaires ou d'un compromis entre l'ancien et le nouveau ? Nous savons que la mémoire historique a été largement détruite avec la destruction des élites traditionnelles des premières décennies coloniales. Également, la science politique est consensuelle sur le fait qu'au milieu du 20e siècle les nouvelles élites des unités postes-coloniales croyaient en l’universalité de l’État national et voyaient dans les États épistémiques et autres types d’État que les reliquats de l’archaïsme. Comment se profilent les tendances dans les contextes des débuts du 21e siècle? Comment se pose la problématique d’une forme d’affirmation collective efficace (capable de promouvoir l’individu et les communautés, la culture et la diversité, la science et l’économie, l’autonomie et la coopération) ? C’est à ces questions que nous vous inviterons à réfléchir. Date : Dimanche 02 novembre 2008 Horaire : 14h30 à 16h00 (20mn de période de questions) Lieu : Centre culturel algérien, Montréal sis 2348, Rue Jean-Talon Est, Bureau 307 Conférencier : Monsieur MORTEDA ZABOURI est économiste et politologue chercheur à la Chaire de management stratégique international Walter-J.-Somers des HEC. Il est également chercheur associé au groupe d’étude et de recherche sur la sécurité internationale de l’Université de Montréal. Ses champs d’intérêts sont les restructurations internationales, en particulier à la résurgence de l’Asie et de l’océan Indien et leurs implications politiques et énergétiques. Information/inscription : Par courriel à ccalgerien@ccacanada.qc.ca ou par téléphone aux heures d’ouverture du CCA au (514) 721-4680 Au plaisir de vous accueillir Mohamed Dadiresponsable de l'activité
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il ya 13 Commentaires
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Posté le 25 Oct 2008 par admin
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j'ai raté une conférence aussi importante. quand est ce qu'on va avoir une autre conférence politique ou sociale. ca m'intéresse comme l'eau que je bois.
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Un autre poeme de Noureddine Aba, peut être le dernier.
Ils m'ont arrêté peu avant le crépuscule Et ce fut soudain sans transition La nuit dans un tunnel. C'est un caveau près d'un bois Où flotte une odeur de charnier. Le geôlier qui me garde Est un grand blond au visage Taillé à coup de pierre. Il a l'oeil surnois d'un chasseur Qui vient de piéger une bête. Quand il parle, il hache ses mots Les scie plutôt Cela fait un grincement sinistre. C'est sûrement un de ces excités de légionnaires Qui, las de traîner son ennui D'une boîte de nuit à l'autre, Est venu empaler le Sarrazin Au nom de la civilisation. Soudain un grillon se met à chanter Et j'ai alors l'insupportable crainte Qu'il ne s'avise de croire qu'il chante en arabe. J'ai passé ma soirée à craindre que cette pensée Ne s'allume dans sa cervelle comme une mèche Et qu'ainsi je sois le témoin Du dernier chant d'un grillon.
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Assalamo alaikoum,
J'habite a gatineau et je ne peux pas assister à la conférence. Est-il possible que le contenu de cette conférence soit accessible sur le site web?Merci. Lakhdar
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Ahh...La conférence est pour le dimanche prochain..J'espère qu'elle sera diffusée via la radio du site. Merci
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Un dernier peome de Noureddine Aba à cette occasion.
Et tout à coup vient une nuit, Gazelle, Grondante comme une fureur d'orgue! Sa rumeur est là, quelque part, diffuse, Mais où? Là peut-être dans ta bouche amère, Peut-être dans ta gorge serrée, peut-être dans ton regard dur? Tu cherches à comprendre ce qui se passe D'inhabituel, d'anormal en toi, Tu ne comprends rien hormis cette certitude : Que le grand silence de la veille, Que la grande résignation de la veille Ne seront plus dans un instant, Qu'il suffit d'oser Pour qu'un jour, un cri, à l'aube, Jaillisse brusquement D'un plein poumon de ciel Et d'orage en orage Et d'éclair en éclair de tonnerre Transperce l'espace avec le premier coup de fusil, Pour qu'un jour, un cri, à l'aube, Déchire et d'un seul coup cent trente ans d'esclavage!
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L'entv a mis online les archives de la guerre de liberation. Allez voir sur l'addresse :
http://www.entv.dz/archives/index.php
Il a des extraits de film : - les enfants de Novembre - la bataille d'alger - et bien d'autres
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Bonjour,
Je n'ai pas pu assister à la conférence. S.V.P, est-il possible de mettre le contenu de cette conférence accessible sur le site web?
Merci à vous
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Voici un dernier poeme de Noureddine Aba à cette occasion de 1er Novembre
Ma solitude a chuchoté : Le temps n'est plus d'aimer mais de mourir, Le temps n'est plus de chanter l'été Ni le soir cuirassé de feu Ni l'hiver Ni la neige qui, pour une saison, Marie les branches Et leur fait une noce de stalactites Avec colliers, bagues, perles de givre, Les temps sont venus de témoigner De la révolte qui gronde dans un ciel d'orage. Crie-le, Gazelle, Ou plutôt va le crier, Fais-le crier dans le pays De bouche à bouche, De souffle à souffle, De chair à chair, Fais-le crier : Feu sur les seigneurs venus de l'Europe, Feu sur ces semeurs de fléaux, Feu sur les chevaux de frise qui protègent leurs châteaux! Sur leurs gardes-chiourme aux yeux coquilles d'oursin, feu! Feu, malgré les frères fourdroyés au pied d'un mur, Malgré le cri de la liberté qui chavire au petit matin, Malgré l'espoir troué par douze balles anonymes, Malgré le coup de grâce dans un fossé! Malgré la mort sans sépulture, sans autre oraison Que le chant des grillons balbutié dans le silence, feu! Feu sur leurs ordinateurs de mensonges, Feu sur leurs marionnettes à gages! Crie-le, Gazelle, Ou plutôt va le crier, Fais-le crier dans le pays De bouche à bouche, De souffle à souffle, De chair à chair, Même si la bouche n'a pas oublié leurs calices, Même si la chair garde encore l'empreinte de leurs stigmates, Même si le souffle est celui d'une longue agonie, feu! Feu sur l'oppression, sur l'injustice, Feu sur la raison même de leur combat! Feu sur la fin de leurs illusions Qui s'égouttent déjà comme des stalactites au fond des grottes! Malgré nos visages dévorés de tourments Et pareils à des pierres rongées par la mousse, feu! Malgré nos yeux brûlés par leurs lance-flammes Et semblables aux chardons grillés par le soleil, feu! Feu, sur leur racisme, leurs vanités, Leurs prétentions, leurs sottises, Feu sur ces rapaces qui aiguisent leur appétit Sur les stèles de nos morts! Crie, crie feu et prédis-leur la fin De la domination des idoles : Car bientôt des spectres en oripeaux Surgiront du fond des âges et comme un torrent Se rueront sur eux, mains nues! Crie, crie feu et annonce-leur Que leur monde de sorciers blancs Est assis sur une corde comme un funambule Et bientôt basculera dans le néant! Crie-le, Gazelle, Ou plutôt va le crier, Fais-le crier dans le pays De bouche à bouche, De souffle à souffle, De chair à chair,
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Voici un autre poeme de Noureddine Aba trés emouvant
Gazelle! Ecoute : La mort se glisse à pas de loup dans notre cité. Il y a comme une atmosphère De fin du monde sur la ville. Sur chaque mur, dans chaque rue Comme l'odeur d'un incendie de brousse, Comme une rumeur silencieuse qui se comprime Dans les cafés et les maisons L'ENFER, Gazelle, est aux écoutes : LA TORTURE est en marche. Chacun l'entend dans le silence Meurtier du matin Qui traverse les coeurs Comme une charge de plomb. LA TORTURE est en marche : Une armée d'hommes liges bardés de décorations, D'exécutants sordides, De massacreurs rétribués. De fornicateurs honteux, De collectionneurs de trophées, De romantiques dévoyés Relisent une dernière fois dans le secret des caves Les diagrammes de la mort, LA TORTURE EST EN MARCHE : Par mille chemins De tous côtés Des sauriens A Têtes D'hommes Surgissent, Se répandent, Ajustent leurs gans d'acier, Pointent leurs marteaux-piqueurs Et commencent le terrible forage Dont les saccades vrombissantes Essaiement dans le petit jour Les longs sanglots des adieux anonymes A LA JUSTICE SUR LA ROUE, A L'INNOCENCE QUESTIONNEE, A LA LIBERTE LACEREE! Gazelle, O ma Gazelle, Dis-moi le nom de l'angoisse Qui étreint le corps Et le sangle dans un corset; Dis-moi le nom De ce dos de la peur trempé de sueur, Dis-moi le nom De ce hurlement de douleur Qui vrille les murs des prisons; Dis-moi le nom de ce visage Que le sang mêlé à la honte Barre d'un rouge de coquelicot indélébile. Dis-moi le nom de la panique Où le coeur flotte comme un bouchon sur la mer. Dis-moi le nom de cette blessure Interminablement dépliée en moi; Dis-moi le nom de ce paysage oblitéré De squelettes d'arbres morts. LE NOM, LE NOM De ces enfants sans tendresse Qui mâchent Un pain moisi par toutes les saisons, LE NOM, LE NOM De ces bidonvilles aux rues aveugles, Aux fenêtres crevées, Aux chambres sordides Où dorment mes frères en chaînes Entassés les uns sur les autres Comme des naufragés Dans une barque en perdition Dis-moi le nom de ces bourreaux en falbalas Qui défigurent l'homme, une rose à la bouche, Et chez qui enfin la crauté Enfante, en les fascinant, LA GRANDE POESIE DU MALHEUR. Dis-moi, Allah, que fait-il là-haut, Que fait-il ce matin? N'entend-il pas le cri De ces voix éttouffées par la fureur des bottes, Des rires et des roulements de tambours? Ne voit-il pas, Gazelle, Les gibets, les potences dressés à l'horizon Dessiner dans le ciel D'étranges coupes de cathédrales?
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Un autre poeme de Noureddine Aba à l'occasion.
Depuis qu'un lance-flammes A englouti ses parents sous ses yeux, Je vois le petit Karim périr lentement Dans une agonie qui n'en finit pas. Tu te souviens de son visage Ambré comme le miel? C'est aujourd'hui celui d'être égaré Perdu de raison Comme il s'éloigne, le pauvre enfant, Comme il s'éloigne, Azziz Du gamin que tu as connu naguère Vif et souple comme un coursier de combat. Il était roi dans le pays neuf de l'enfance Avec ses yeux émerveillés Et la fougue d'un aiglon Impatient de dévorer les espaces, Et voilà qu'un lance-flammes L'en a brutalement sorti, A bousculé l'ordre des dates Et clôturé sa jeunesse Sur un visage désabusé de vieillard, Si tu le voyais, Azis, Il ne parle à personne, Il mâche un rêve terne, sans joie, solitaire. Il a l'air d'un petit animale blessé Ramassé sur lui-même Qui s'abandonne totalement Et jette ses dernières forces, avant de mourrir, Dans un regard tout suppliant. O mon Dieu faites Que l'enfant que je porte Et que je sens dans mon être profond Comme une rose secrète ...
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A l'occasion du 1er Novombre, je vous propose quelques poemes de Noureddine Aba.
Si tu vas du côté de mon village Ne prends pas la route où les pins Forment des parasols sur le chemin : La forêt abrite un camp de triage.
Les Paras y ont entassé des frères Venus on sait d'où... sans noms : Des numéros scellés sur la misère Sur ces calvaires de moribonds.
Sur des barbelés, à l'abandon, Rien qu'en vrac, des faciès qui ressassent Comme un remords en mal de pardon Une soif de liberté et d'espace!
Pêle-mêle d'yeux cloués sur un grillage, Hallucinés d'un monde inhumain; Tous attendent de voir un mirage : Debout le peuple un soleil à la main!
Désordre d'hommes jetés au hasard Dans le tunnel verglacé de l'absence Lactée de songes et de regards Scintillants d'une frêle espérance!
Ils rêvent de l'heure simple, humaine, Qui tisse ailleurs une nuit de pasteur Si riche de rumeurs, d'odeurs, d'haleines, De voix qui chantent la joie en choeur!
Forraine de momies, la mort est là, Chaque jour dans leurs supplices, Chienne en laisse aux mains d'un Para Qui les happe au moindre de ses caprices!
Spectres ou plutôt morts déterrés, Ils gisent sans vie dans leur cage Avec des yeux d'écureuils apeurés Par la nuit que troue des éclairs d'orage.
Parfois un oeil fixe une lampe haute : Le tiède asile où s'ébroue un geôlier, Et mâche en pensée, front bas, corps plié, Le menu de son bourreau : des carottes.
Et si Gazelle, tu te sens étreinte, Comme moi, de sentiments amers, Maintenant que j'ai écrit ces vers A toi de les chanter en complainte
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Je confirme ma présence à la fête du 1er novembre.
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confirmation, pour la conférence du 2 Novembre. merci
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