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| Pensez-vous que l'intégration des immigrants au Québec doit passer d'abord par : |
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Société d’accueil et pensée d’écueil
Date: 26 Nov 2006 / Views: 2227 / Comments: 4
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C’est la crise existentielle ya hbibi. Non, non ce n’est pas douloureux, mais ça te donne envie de pleurer comme un gosse qui vient de perdre sa maman. Le brouhaha ambiant de nos intellectuels qui tentent avec une « sincérité irréprochable » de nous sortir du marasme et de la déchéance me donne parfois une crise aigue de Sokkane ( Ranni hebb ansokk ya hbibi ) Ils sont fatigants ces pseudos intellectuels, ces chefs, ces Zaims, ces prophètes qui se sont arrogé le droit de parler en notre nom. Ils sont désespérants ces médecins du mal communautaire qui nous baratinent sans répit avec leur diagnostique et qui nous font ingurgiter à l’entonnoir leur potion de charlatans. Ils ne se fatiguent donc jamais ces soldats du Bien !? Ces derniers temps ils sont subjugués par deux concepts, deux mots creux sur lesquels ils ont misé toute leur fortune. Sayyidati awanissi sadati, j’ai l’honneur et le privilège de vous parler aujourd’hui de ces deux concepts.
Le concept de société d’accueil : Les imminents penseurs de cette communauté (radiya Allahou 3anhoum) parlent toujours de société d’accueil quand ils veulent parler du Québec. Oui, mais la société d’accueil suppose l’existence d’une société visiteuse, voire même d’une société vadrouilleuse et de sans abris n’est ce pas ? Qui accueille qui ? Éclairez nos lanternes ô lumières incandescentes. De grâce aidez-nous, vous les gens de la science et autres omnipraticiens des inflations lexicales. Qu’entendez-vous par société d’accueil quand la majorité des Algériens jouissent de la citoyenneté canadienne ou sont en voie de l’être ? Que signifie, pour l’amour du ciel, ce concept de Société d’accueil que vous nous servez à toutes les sauces, alors que les enfants des québécois d’origine algérienne parlent une langue française lourdement imbibée des saveurs québécoises ? Parler de société d’accueil c’est renforcer dangereusement les stéréotypes racistes et réducteurs qui nous incitent et nous encouragent à se contenter du maigre et insignifiant rôle de l’invité. C’est d’autant plus dangereux quand ce concept est utilisé sans aucune parcimonie, à fabriquer une ridicule équation, une injurieuse bipolarité composée de La communauté algérienne et de la Société d’Accueil. Le plus hilarant dans tout cela, c’est que les deux sont appelées à tisser des liens. Arrêtez de nous présenter la Société d’accueil comme s’il s’agissait d’une tour !
Unité: L’autre concept qui me fait dresser les poils des narines, c’est l’Unité. Chaque jour que Dieu fait t’entends nos têtes pensantes répéter à l’unisson : « on est désunis, si on était unis wallah anfalgou adenya » Wow, un instant SVP, déjà, moi, au départ, je n’ai aucune envie de Felguer addenya ! Et puis c’est quoi cette psychose de l’unité hein !? Sommes nous une tribu, ou un bataillon d’une armée d’immigrants qui doit marcher au pas militaire, qui doit manger, dormir et se soulager à la même heure et au même endroit ? Bien honnêtement, dans une société des droits et libertés, l’unité ça sert à quoi au juste ? Avec notre foutue unité allons-nous devenir des super citoyens ? Allons-nous payer moins de taxes ? Allons-nous forcer l’État québécois à inclure dans sa constitution « Al islam dine adawla ».
C’est quand même singulier, mais pour les adeptes de l’unité, toute diversité devient adversité et tout écart par rapport à leur idée de l’unité devient un dangereux chiisme. Les adeptes de l’unité salvatrice titillent, sur une base régulière, nos glandes lacrymales avec leur gémissements et soupirs parce que notre communauté n’a pas fêté l’aïd ensemble. Ô rage, ô douleur ! Comment avons-nous osé !? Quel mal y a-t-il à multiplier les fêtes, quel mal y a t-il à offrir aux gens des alternatives, une variété de manières de fêter et de leur laisser le libre choix de se déplacer ou de fêter là où ils le désirent. À ce que je sache il n’y a pas de Mont Arafat à Montréal pour inviter tous les algériens du Canada à le rallier « min kouli sawbin wa hadb »
Loin de toutes les polémique stériles et plus souvent qu’autrement artificielles, Le CCA a toujours favorisé et encouragé l’émergence de deux principes centraux que nous jugeons impératifs dans notre démarche d’intégration : La liberté et la citoyenneté
Tout le reste n’est que bavardage !
Signé ÂneRoi !
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il ya 4 Commentaires
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Posté le 26 Nov 2006 par admin
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1-liberté dites vous au quebec en plus alors chiche essayez de publier un article sur n'importe quelle quotidien quebecois qui ne caresse pas les pures laine dans le sens du poils vous verrez 2-citoyennete ? ca veut dire peut etre meme droits meme devoirs pour tous parlez nous des fameux 03 % dans la fonctions public conclusion :liberte citoyennete des ideaux creux de tous sens profond
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Salut! Je ne partage en rien l'opinion de l'âneroi. Vous me diriez heureusement, les avis divergent et j'en conviens. lorsqu'il y a émigration, il y a bien émigration depuis une société et vers une autre société; cette dernière est celle qui accueille l'émigrant. Par contre, si le sous-entendu de cette expression veut dire non-reconnaissance de réciprocité d'aide et de services, je suis d'accord. Ce qui manque à cette société 'd'accueil', c'est de ne percevoir les émigrants que comme des gens à aider. Ils ne voient pas assez l'aide apportée, le formidable gain que cette société fait en employant des gens qui ont coûté à d'autres sociétés, etc.. Quant à l'unité, c'est aux vues d'autres communautés dans le monde que nous sommes arrivés à cette conclusion. Il ne s'agit pas d'uniformisation ou d'homogénéisation, ni même la nécessité de se fréquenter ( je conçois que l'on ait envie de rencontrer et de fréquenter des personnes issues d'autres cultures; c'est très enrichissant) mais, au moment de défendre, voire de résoudre des problèmes communs du fait justement de notre état, de pouvoir le faire.
Au plaisir
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Je suis un algerien (encore un oui!), qui compte immigrer bientôt à Quebec. Je viens de lire votre article "société d'accueil et pensée d'écueil", je dois dire que c'est bien écrit "tout y est, chapeau pour les paraphrases en arabe bien de chez nous", mais laissez moi vous dire cher ami, ce n'est pas la citoyenneté qui pose problème (إدا كنت في قوم فاح 604;ب في إنا 574;هم) ça va sans dire, on ne va pas aux gens comme ça pour leur dicter un nouveau code de conduite qui puisse satisfaire nos moeurs (j'allais dire nos caprices), ce sont les valeurs communautaires qu'il faut préserver, regardez par exemple, les malheurs de nos frères et soeurs en France ont commencé depuis qu'ils ont délaissé leurs valeurs pour en adopter d'autres et qui ne sont en définitive pas les leurs, sinon comment expliquer le fait que leurs problèmes sont apparus avec la 3ème génération d'immigrants, ce qui est expliqué en partie par le clivage né entre générations d'immigrants. s'il y avait des liens sociaux forts "une unité sincère et juste", la transmission entre générations aurait été plus facile et plus bénéfique. Encore une fois mon ami, diversité pour moi veut dire richesse, tu viens chez moi (je t'invite au passage) tu vas manger un plat chaoui de chez chaoui, je te fais visiter des endroits où on fait encore la zarbia chaoui, etc. Enfin je conclut par dire "ce n'est pas le principe en lui même qui doit être remis en cause (on ne reviens pas sur des valeurs gravées par des siècle de pratiques), mais plutôt le contexte dans lequel on le met" à méditer.
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Salam ya salamontréal
Trés beau ce que vous faitent continuez!! Trés bel article, mais j'ai une faveur a vous demander:
SVP envoyez le a ASTROLABE INC merci je vous encourage
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